Acheter une maison en tant que résident temporaire au Québec : est-ce possible ?
En bref : oui, un résident temporaire peut acheter une maison au Québec en 2026, à condition de respecter les exceptions prévues par la loi fédérale (permis valide, une seule propriété, résidence principale). Le vrai obstacle n’est souvent pas la loi, mais le financement : sans historique de crédit canadien, les banques hésitent. C’est là qu’un prêt hypothécaire privé peut débloquer le projet.
Depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur l’interdiction d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens le 1er janvier 2023, les règles sont plus strictes. Des exceptions existent toutefois pour les titulaires d’un permis de travail ou d’études qui remplissent les critères.
Avant de vous lancer, il faut valider trois choses : votre admissibilité légale, votre mise de fonds et votre capacité de financement
Qui est considéré comme résident temporaire au Canada ?
Un résident temporaire est une personne autorisée à séjourner au Canada pour une durée limitée. Cela inclut notamment les titulaires d’un permis de travail, les titulaires d’un permis d’études, ainsi que certains réfugiés et personnes protégées.
Contrairement au résident permanent ou au citoyen canadien, le résident temporaire n’a pas de statut permanent : son droit de séjour dépend de la validité de son permis. Ce statut, et surtout sa durée de validité restante, est déterminant pour l’achat immobilier.
Est-ce qu’un résident temporaire peut acheter une maison ? Ce que dit la loi
Oui, mais dans un cadre encadré.
Depuis le 1er janvier 2023, la Loi sur l’interdiction d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens interdit en principe l’achat de biens résidentiels par des personnes qui ne sont ni citoyennes ni résidentes permanentes, dans les agglomérations et régions métropolitaines de recensement (les zones urbaines). La mesure vise à protéger l’accès au marché pour les Canadiens.
Cette interdiction a été prolongée jusqu’au 1er janvier 2027. En cas d’achat interdit, l’acheteur, mais aussi le notaire, le courtier ou l’agent qui aide sciemment à la transaction, s’expose à une amende pouvant atteindre 10 000 $, et un tribunal peut ordonner la revente du bien.
l’échéance du 1er janvier 2027 approche. Les règles pourraient être reconduites, modifiées ou levées. Validez toujours l’état du droit au moment de votre achat auprès d’un professionnel.
Quelles sont les exceptions pour les résidents temporaires ?
Un règlement fédéral prévoit des exceptions claires. Assoupli le 27 mars 2023, il facilite l’accès à la propriété pour de nombreux travailleurs et étudiants temporaires.
1. Titulaires d’un permis de travail
Vous pouvez acheter si :
- votre permis de travail (ou autorisation de travail) est valide pour au moins 183 jours au moment de l’achat ;
- vous n’achetez qu’une seule propriété résidentielle.
2. Titulaires d’un permis d’études
Les conditions sont plus strictes :
- avoir produit ses déclarations de revenus pour chacune des 5 années fiscales précédentes ;
- avoir été physiquement présent au moins 244 jours au Canada durant chacune des 5 années civiles précédentes ;
- un prix d’achat maximal de 500 000 $ ;
- une seule propriété.
Le type de permis influence donc directement votre admissibilité et, par ricochet, vos options de financement hypothécaire.
Vous voulez valider votre admissibilité et votre budget d’achat ? Parlez à un spécialiste de Financière Victoria.
Historique de crédit : le vrai frein au financement
C’est ici que la plupart des projets bloquent. L’absence d’historique de crédit au Canada complique l’obtention d’une hypothèque auprès d’une banque traditionnelle : les nouveaux arrivants n’ont souvent pas encore de dossier chez Equifax ou TransUnion, ce qui empêche l’analyse de risque habituelle.
Une solution de prêt privé repose sur d’autres critères, mieux adaptés à la réalité d’un résident temporaire :
- la valeur de la propriété ;
- la mise de fonds disponible ;
- la capacité réelle de remboursement.
Chez Financière Victoria, les prêts hypothécaires privés vont de 15 000 $ à 1 000 000 $ selon le produit, avec une approbation possible en 24 heures et aucun score de crédit minimum exigé.
C’est une option de transition : les taux d’un prêt privé sont plus élevés qu’à la banque et les termes plus courts, le temps de bâtir un dossier de crédit canadien ou d’obtenir la résidence permanente, puis de refinancer.
Quelle mise de fonds est exigée pour un résident temporaire ?
La règle générale au Canada fixe la mise de fonds minimale à 5 % sur la première tranche de 500 000 $, puis 10 % sur la portion entre 500 000 $ et 1,5 M$.
En pratique, un résident temporaire sans historique de crédit canadien doit souvent prévoir davantage : les prêteurs exigent fréquemment une mise de fonds plus élevée pour compenser le risque.
Du côté du financement privé, l’accent est mis sur la valeur nette (équité en immobilier) : Financière Victoria finance par exemple jusqu’à 75 % de la valeur de la propriété (soit environ 25 % de mise de fonds) pour un prêt d’acquisition ou de refinancement.
Peut-on acheter un duplex ou un immeuble à revenus ?
La loi vise les immeubles résidentiels et, dans la plupart des cas, l’achat doit servir de résidence principale. Un duplex peut être permis si l’acheteur occupe l’une des unités. L’achat purement spéculatif ou destiné à l’investissement locatif est généralement restreint pour les non-Canadiens tant que l’interdiction est en vigueur.
Une fois votre statut régularisé (résidence permanente, citoyenneté), les portes s’ouvrent : Financière Victoria propose alors des prêts pour investisseurs immobiliers.
Le rôle du conjoint dans la demande d’achat
Si votre conjoint (marié ou de fait) est citoyen canadien ou résident permanent, cela peut faciliter la transaction et lever certaines restrictions. Le statut du partenaire pèse dans l’analyse du dossier, tant sur le plan légal que sur le plan hypothécaire. Faites structurer la transaction par un notaire ou un courtier spécialisé.
Acheter à Montréal : quelles particularités ?
Montréal fait partie d’une région métropolitaine de recensement visée par la loi fédérale : les règles s’y appliquent donc pleinement. Assurez-vous que la propriété est admissible et que votre statut correspond à une exception.
Le marché montréalais étant compétitif, un financement préapprouvé avant de faire une offre est un avantage décisif, d’autant plus utile quand la rapidité d’approbation d’un prêteur privé fait la différence.
Étapes pour acheter en tant que résident temporaire
- Vérifier votre statut et votre admissibilité en vertu de la loi.
- Consulter un courtier hypothécaire et, au besoin, un avocat en immigration.
- Obtenir une préqualification ou un financement préapprouvé.
- Trouver la propriété admissible.
- Faire une offre d’achat.
- Finaliser la transaction chez le notaire.
Un accompagnement professionnel réduit fortement le risque d’erreur administrative ou juridique.
Pièges à éviter
- Croire qu’un résident temporaire ne peut pas acheter du tout : c’est faux, les exceptions existent.
- Sous-estimer la mise de fonds réellement exigée sans crédit canadien.
- Attendre trop tard pour consulter un spécialiste du financement.
Implications fiscales
L’achat peut avoir des effets fiscaux, notamment sur votre résidence fiscale et vos déclarations de revenus. Le nombre de jours de présence au Canada et vos revenus déclarés influencent certaines obligations. Un comptable ou fiscaliste peut clarifier votre situation.
De résident temporaire à propriétaire : le bon financement fait la différence
Acheter une maison en tant que résident temporaire est possible au Québec, sous conditions strictes. Votre admissibilité dépend de votre permis, de votre durée de séjour, de votre mise de fonds et de votre capacité financière. Si une banque refuse en raison d’un historique de crédit limité, des solutions existent : les prêts hypothécaires privés de Financière Victoria offrent un financement flexible, sans score de crédit minimum, adapté aux nouveaux arrivants.
Prêt à passer à l’action ? Faites votre demande en ligne ou contactez notre équipe pour une réponse rapide et confidentielle.
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique, fiscal ou financier. L’information est à jour en date d’août 2026 ; la loi fédérale est en vigueur jusqu’au 1er janvier 2027 et peut être modifiée. Validez toujours votre situation auprès d’un professionnel qualifié.


